Le Château maintient le cap vers l’entreprise numérique en se dotant d’un nouveau logiciel de dessin assisté par ordinateur (DAO) et en investissant dans le développement des compétences numériques de son personnel.

Comme la majorité des entreprises québécoises du secteur de la mode, Le Château subit depuis plusieurs années les effets de l’arrivée sur le marché canadien de grands concurrents étrangers. Le manufacturier-détaillant de vêtements, fondé il y a un demi-siècle, a toutefois adopté des mesures vigoureuses au cours des dernières années pour augmenter sa compétitivité et sa profitabilité.

Le Château, un manufacturier-détaillant de vêtements montréalais, raccourcit le cycle de conception et de fabrication de ses produits, et augmente sa compétitivité, en soutenant l’amélioration des compétences numériques de son personnel et en adoptant un nouveau logiciel de dessin assisté par ordinateur (DAO).

Le Château s'informatise et réagit plus vite que jamais aux besoins des consommateurs.

Raccourcir le cycle de développement et de production à l’aide des TIC

L’entreprise montréalaise, qui se distingue en faisant fabriquer jusqu’à 40 % de ses vêtements au Québec, s’est dotée d’un tout nouveau plan d’action numérique en 2013.

Au moment d’adhérer au programme PME 2.0, elle est consciente que pour raccourcir encore plus le cycle de conception et de production des vêtements qu’elle manufacture (tout en maintenant ses normes de qualité), elle devra remplacer certaines des technologies de l’information et de la communication (TIC) qu’elle utilise.

En fait, Le Château estime que l’achat et la mise en œuvre de nouveaux logiciels dans ses ateliers de confection permettront :

  • D’optimiser la numérisation des opérations de conception et de correction des patrons utilisés à l’interne et par ses sous-traitants locaux et étrangers (plus de 99 % des sous-traitants sont locaux);
  • D’optimiser l’utilisation qu’elle fait des matières premières;
  • D’améliorer le rendement du placement des patrons pour la coupe de vêtements.

« L’avenir est dans la souplesse et la vitesse, il faut toujours travailler mieux, plus rapidement, avec plus de précision. Les TIC aident à faire tout ça. »

- Le Château

Un point névralgique : l’amélioration des compétences numériques

La direction de l’entreprise Le Château est cependant consciente que pour obtenir ces résultats, il faudra porter une attention particulière à l’amélioration des compétences numériques des employés appelés à utiliser les nouveaux outils de gestion de la confection. Elle prend donc plusieurs décisions qui s’avéreront exemplaires :

  • La directrice de production minimise la probabilité que la résistance des employés gêne l’adoption de la nouvelle solution en la déployant par phases, plutôt que d’un seul coup;
  • Elle fait seulement participer à la première phase de mise en œuvre du logiciel les employés dont l’expérience avec le numérique est jugée supérieure et dont le niveau de motivation est élevé;
  • Elle confie à ces « superutilisateurs » la mission de former, à la seconde phase, le reste du personnel touché par l’installation du nouveau logiciel.

Les TIC ont aussi permis une augmentation du niveau de satisfaction au travail des employés de production. Une fois qu’on a compris comment ça fonctionne, c’est quand même facile, note une utilisatrice.

« C’est beaucoup plus motivant de travailler sur un logiciel de patron que de travailler avec le patron physique, à plat. Intellectuellement aussi, ça donne un travail plus intéressant. »

- Le Château

Les premières données disponibles montrent que les patronistes qui travaillent à l’ordinateur chez Le Château produisent significativement plus de patrons et de corrections de patrons que les patronistes qui travaillent manuellement.

On travaille avec des sous-traitants, note la responsable des services des patronistes, de la gradation et du placement de patrons. C’est donc beaucoup plus facile et rapide maintenant d’envoyer un patron et de faire des vérifications et des corrections.